› Accueil › Aide et conseils › Étymologie du piercing
Le mot piercing vient de l'anglais «to pierce», percer.
Ce mot ne figure pas au dictionnaire français (8ème édition). Son utilisation étant très courante et comprise par tous, ce mot se trouve bien placé pour rejoindre la neuvième édition. Étant un anglicisme, il est fort à parier que nos académiciens préfèreront le terme de «perçage corporel» employé au Canada, bien que cette dénomination fasse perdre un peu de charme. Le mot de piercing étant désormais si bien intégré dans le langage courant, qu'il parait difficile de le substituer.
Il y a en réalité plusieurs définitions car il désigne à la fois :
Comme expliqué dans la définition de l'acte, tout perçage corporel muni d'un bijou peut être considéré comme piercing. Il n'est pourtant pas rare lorsque l'on demande à quelqu'un si il (ou elle) est percé(e) d'avoir comme réponse : «Non, juste les oreilles».
Il s'agit pourtant d'une pratique similaire. Vous trouvez dans la rubrique Histoire une explication à cette distinction qui résulte uniquement d'un principe culturel.
L'Homme ayant toujours voulu modifier son image, le piercing fait partie des modifications corporelles appelées également «body art», au même titre que :

Pratiqué dans toutes les régions du globe, il s'agit d'une pratique très ancienne. Ötzi, homme momifié retrouvé dans las alpes italiennes ayant vécu il y a 5300 ans, porte des tatouages attribués à des pratiques thérapeutiques et/ou magiques. Il était également pratiqué chez les romains jusqu'au IVème siècle. Sans parler du tatouage moderne pratiqué en Occident pour des raisons uniquement esthétiques, le tatouage rituel est encore pratiqué chez les Maoris (photo).

Le plus souvent pratiquée en Afrique, elle consiste en l'incision de la peau de façon à laisser des cicatrices visibles. Elle a surement supplanté le tatouage, moins visible sur les peaux noires. Dans de nombreuses ethnies, elle est accompagnée de l'insertion d'un grain de riz, laissant apparaître ensuite une forme caractéristique en amande. Comme toute modification corporelle, elle permet de s'apparenter à un groupe ou pour se distinguer (réservée au chef ou aux guerriers par exemple).

Il est pratiqué par brûlure de la peau avec un fer rouge, avec une sorte de pyrograveur ou bien au laser. Bien que rappelant le marquage des animaux, cette pratique est surement bien antérieure chez l'homme et sans doute pour les mêmes raisons (chez les esclaves par exemple). Dans la littérature française, Alexandre Dumas écrit dans les Trois Mousquetaires que Lady de Winter était marquée d'une fleur de lys, symbole de voleuse.

Pratique qui consiste à insérer un objet sous la peau pour en laisser la forme apparaître. Certains sont hybrides avec le piercing puisque laissant dépasser une partie du bijou (la plupart du temps vissée sur un support implanté) ; on parle alors d'implant transcutané.
Les implants sont également largement utilisés en chirurgie esthétique comme implants mamaires ou dentaires par exemple.

L'exemple le plus connu est celui des «femmes-girafes» de Thaïlande et de Birmanie. Le cou est étiré dès l'enfance, maintenu par un tuyau de cuivre. Le cas inverse existe également chez les chinoises ou dans certaines régions, on bande les pieds des petites filles pour en stopper la croissance afin d'obtenir au fil des ans, des «pieds de biche». En Occident et de nos jours, un procédé d'étirement thérapeuthique peut être réalisé sur des membres, chez les personnes de petite taille notamment.

Toutes les modifications corporelles ne sont pas permanentes. Ainsi la peinture sur corps ou «body painting» est utilisée depuis des millénaires, tout comme le tatouage temporaire réalisé par exemple au henné comme sur cette photo.
On peut ajouter au même titre, toutes les formes de bijouterie, les coupes de cheveux, les décorations des ongles...